Thérapeute en relation d'aide
Le Thérapeute en relation d’aide utilise une approche qui se veut « préventive et curative des troubles psychiques et des troubles fonctionnels de l’individu ». Son approche psychothérapique s’est développée au cours de nombreuses années d’expérience de l’enseignement, de la psychothérapie et de la formation. Son nom : Approche non directive créatriceMC , créée par Colette Portelance, D.Sc.Éd. Avec François Lavigne, M.Sc (Psy), elle fonde le Centre de relation d’aide de Montréal qui, depuis 1985, forme des Thérapeutes en relation d’aide. Elle s’inspire alors des principaux travaux de Carl Rogers, de Georgiu Lozanov et Jean Lerède.
L’Approche non directive créatriceMC (ANDCMC)
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Une approche qui se fonde sur la relation de l’être humain avec lui-même, les autres, et sur l’interinfluence de l’entourage et de l’individu dans leur processus de croissance, d’ évolution et de changement.
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Une approche qui résulte d’une « attitude » que le Thérapeute développe, d’un « état intérieur » qu’il cultive par le travail sur lui-même, par la connaissance approfondie de son être véritable et par l’amour de ce qui le constitue comme personne.
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Une approche qui met l’accent sur la personne même du Thérapeute et sur celle de son Aidé(e).
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Une approche qui offre la connaissance de soi, l’apprivoisement de son monde intérieur, l’expression et la libération de ses refoulements émotifs, la découverte et l’exploitation des potentialités créatrices innées et latentes, ce qui conduit vers la récupération du pouvoir sur sa vie et le sentiment de vie pleine et entière.
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Une approche qui porte un profond respect à la globalité de l’être, aux fonctionnements cérébral et psychique, aux modes de perception individuels et au rythme personnel de changement.
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Une approche qui se veut une invitation à aller au cœur de soi-même pour y trouver les ressources inexplorées de sa réalisation et ses propres réponses.
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Une approche qui utilise la relation d’aide pour se connaître véritablement et en arriver à éprouver envers soi-même un amour véritable de ce que nous sommes.
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Une approche qui répond au besoin d’équilibre.
La formation du Thérapeute en relation d’aide
- Le Thérapeute en relation d’aide est un diplômé du Centre de relation d’aide de Montréal qui offre une formation de base de 1200 heures à la psychothérapie.
- S’ajoutent pour la majorité des formations avancées dans divers domaines de la relation d’aide au Centre de relation d’aide et/ou dans d’autres établissements.
- Conscient de la nécessité d’approfondir et de poursuivre le travail sur soi, et par souci du respect des exigences de sa Corporation, le Thérapeute en relation d’aide se ressource périodiquement par des ateliers de ressourcement et se fait réguler dans son travail dans un souci d’exercer son travail avec professionnalisme et de respect de l’unicité de son Aidé(e).
La Corporation internationale des thérapeutes en relation d’aide du Canada
- Elle assure la protection des individus qui recourent pour un temps à l’aide du Thérapeute en relation d’aide.
- Défend les intérêts de ses Membres et véhicule leurs services auprès du public.
- Voit à l’application du Code d’Éthique et de Déontologie qui régit la conduite professionnelle de ses Membres.
- Est récipiendaire des plaintes de dérogation de ce Code et voit aux règlements.
- Appuie la recherche sur la relation d’aide.
- S’assure du ressourcement de ses Membres.
- Garde un œil vigilant sur la compétence professionnelle de ses Membres.
- Fournit à ses Membres des services relatifs à leur pratique professionnelle.
Ce que la relation d’aide demande du Thérapeute en relation d’aide
- D’être dans une disposition d’ « attitude ouverte », soit une disposition à entendre, accueillir et aider, sans préjugé ni a priori d’aucune sorte, dans le souci continu d’encourager l’expression continue et spontanée.
- De faire preuve d’une attitude de non-jugement, notion indispensable pour recevoir et accueillir sans critique, ni culpabilisation, ni conseils.
- De respecter la notion de non-directivité, tel que définie par l’ANDCMC, qui se résume par la non recherche du Thérapeute à chercher ou à vérifier mais qui laisse plutôt l’initiative complète de la présentation du problème et de l’itinéraire à son Aidé(e).
- Un désir réel et un souci authentique du Thérapeute de saisir le langage de son Aidé(e), de voir et penser dans ses termes, de découvrir son univers subjectif distinct, qui sous-tend découvrir et saisir les significations que la situation a pour l’Aidé(e).
- Un engagement sincère et inconditionnel à entretenir avec l’Aidé(e) une relation affective investie : une relation affective authentique par laquelle le Thérapeute se donne la liberté de vivre et d’exprimer ses propres émotions face à son client, et une relation affective thérapeutique qui permet à l’Aidé(e) de vivre une expérience relationnelle saine et libératrice.
- Une capacité à assumer l’autorité requise à la conduite de la thérapie au niveau du « contenant », tel que défini par l’ANDCMC, donc en ce qui concerne les règles qui entourent et encadrent le processus thérapeutique.
Johanne Mercille, Manon Dupuis, Serge Ladouceur, Angèle Valiquette, Sylvie Ledoux, Manon St-Louis, Linda Dini, Diane Bessette, Ruth Rochette, Martine Robert
Les données de ce texte sont tirées essentiellement de Portelance, Colette, Relation d’aide et amour de soi, Les éditions du Cram, Montréal, 2007, 452 pages, et du Site de la Corporation, "www.citrac.ca". Pour une lecture du Code de pratique professionnelle, voir "www.citrac.ca" , et pour en connaître davantage sur le Centre de relation d’aide de Montréal et la formation des Thérapeutes en relation d’aide, voir "www.cram-eif.org" .
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